Contre la suppression du centre d'examen des permis de conduire de marquise


Destinataire : Préfet du Pas-de-Calais


        

La décision de la DDTM visant à supprimer le centre d'examen du permis de conduire de marquise (62250) est injuste et discriminante pour Marquise et ses environs. Elle porte atteinte à l'égalité des chances des candidats. Cette suppression est motivée par des infos tronquées, puisque présentées de façon à laisser croire qu'il n'y avait aucune alternative. C'est faux !

Il semblerait que les services de l'Etat aient oublier de prendre attache auprès d'élus locaux afin de trouver des alternatives avant de prendre leur décision

Les jeunes candidats (es), futurs (es) candidats (es) vont être impactés économiquement par cette décision, car le risque d'échec sera augmenté significativement par un stress supplémentaire.

Vous-même, vos enfants, des proches sont ou seront concernés par cette fermeture !

Dites "non" au démantèlement du service public en zone rurale, aidez nous à maintenir le centre ouvert, signez contre la suppression de notre centre d'examen du permis de conduire. (C'est gratuit, rien à payer)

N'oubliez pas partagez le lien de cette pétition avec tous vos contacts et de leur demander de nous soutenir en signant aussi.

Merci d'avance

Lettre :

A Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais Argumentaire contre la fermeture du centre d’examen de Marquise[1]   Objet : Suppression du centre d’examen des permis de conduire de Marquise Réf : Courrier du Préfet du Pas de calais daté du 06 août 2018 ELEMENTS DE CONTEXTE Le jeudi 19 juillet 2018, lors d’une réunion d’information dont les quatre points de l’ordre du jour ne concernaient pas la décision contestée (Cf. Courrier Gaska Didier du 10/07/2018), les établissements d’enseignement de la conduite et de la sécurité routière de Marquise/Rinxent ont été avisés de la fermeture du centre d’examen des permis de conduire de Marquise. N’étant pas à l’ordre du jour, cette information a probablement été délivrée en aparté. Nous trouvons cette décision particulièrement injuste et infondée. Elle porte atteinte à l’égalité des chances et est particulièrement discriminante envers le territoire rural que représente Marquise et ses environs proches. Par ailleurs, va à l’encontre du schéma départemental de l’accès aux services publics sur lequel se sont engagés le Département et l’État (Loi NOTRe 07 Août 2015). Mais, sur ce point, à l’audience du 13/09/2018, Monsieur le Sous-préfet a beaucoup insisté pour me faire admettre que la loi NOTRe ne parle pas des auto-écoles. C’est exact les auto-écoles sont des structures de droits privé. Et par ailleurs, elle ne parle pas non plus spécifiquement des centres d’examen des permis de conduire, puisqu’une loi fixe un cadre général. Sans doute, notre compréhension des textes est-elle limitée. Pourtant, il m’a semblé que le principe d’amélioration de l’accessibilité des services au public inscrit dans la loi du 7 août 2015 portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) n’était pas restreint à l’accessibilité physique des équipements des services pour des personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite. Il m’a semblé sans doute à tort que l’accessibilité physique n’était qu’une composante d’une notion dont le spectre est bien plus large et renvoyait à la facilité pour un usager de disposer d’un service.[2] LEGITIMITE DU CENTRE D’EXAMEN DE MARQUISE Tout d’abord, le centre d’examen pratique de permis de conduire de Marquise n’est pas une expérimentation récente destinée à désengorger les centres de Boulogne ou Calais. Aussi, le désigner « centre secondaire » nous semble une catégorisation qui renvoi à « inutile » ou « dont on peut se passer ». Ce centre a été créé pour répondre à un besoin territorial. Besoin d’autant plus évident aujourd’hui puisque la mobilité et l’emploi sont des préoccupations majeures et que le nombre de candidats aux permis de conduire (dont les femmes) par nécessité d’autonomie, de mobilité et de flexibilité sont en plus grands nombre actuellement que dans les années 70, que les infrastructures routières se sont développées et qu’à contrario les transports en commun routiers sont rares et le nombre de trains lorsqu’il ne diminue pas ne permet d’arriver au travail à l’heure pour cause d’avaries ou de grèves. Ce centre existe depuis 48 ans (au 30/12/2018) et a évoluer afin de toujours réunir toutes les conditions techniques pour y rencontrer toutes les situations de conduite (y compris l’autoroute) afin d’évaluer les candidats. Ainsi, l’argument, parfois avancé, qu’il n’y a rien à Marquise pour travailler (évaluer correctement) ne tient pas. En effet, lorsque le centre d’examen de Calais a connu des perturbations importantes liées aux barrages, jets d’objets sur la chaussée, etc. par les migrants installés dans la jungle de Calais, quelques examens ont eu lieu à Marquise… Pour un centre qui présente peu d’intérêt pour évaluer les candidats, comment expliquer que les résultats obtenus par les candidats présentés par les auto-écoles du Calaisis n’aient pas été bien meilleurs que ceux pour les établissements de Marquise ? Répondre que les IPCSR ont été plus durs que d’accoutumée avec les candidats serait, tout d’abord, la reconnaissance d’une inégalité de traitement, ensuite la reconnaissance que l’évaluation a été subjective, car liée au lieu et non pas aux compétences mises en œuvre par le candidat. Il reste par conséquent deux hypothèses, l’une visant le stress du candidat au moment de son évaluation, l’autre que le centre d’examen de Marquise est un centre d’examen qui répond au même niveau d’exigence que les autres avec ses particularités. Or, lors de l’audience du 13/09/2018, un représentant l’Etat a dit, réfutant à l’occasion les résultats des travaux des recherches en neurosciences affectives et sociales, je cite : « si vos élèves stressent à l’examen, c’est qu’ils sont mal préparés ». En prenant cette remarque pour vraie, il convient logiquement de dire que le centre de Marquise ne favorise pas les candidats par une relative facilité… ou cela reviendrait à dire que les candidats du Calaisis étaient tout aussi mal préparés (ce que je ne crois pas). L’adage dit pourtant : « qui peut le plus peut le moins ». Allégations TRONQUEES (volontairement ?) Pour faire disparaitre le centre d’examen de Marquise, alléguer qu’il n’y a pas physiquement de centre pour abriter les candidats et leur permettre l’accès à des toilettes est tout aussi inexact, par contre ça l’est pour le centre de Calais à chaque période de vacances scolaires. D’abord, durant de nombreuses années, les candidats ont attendu leur tour dans le froid ou sous la pluie sans que personne ne s’en souci vraiment. Le manque d’équipement ne mettait pas les candidats dans une situation idéale à la réussite de l’épreuve (inconfort, stress, etc.) (Dutriaux 2006). Le choix d’un appentis sur des toilettes publiques, servant également d’abri bus décidé par la DDTM n’a semblé judicieux à personne et ne met pas forcément plus les candidats dans de meilleures conditions, même si l’on peut considérer qu’il y a une amélioration ! Si bien qu’il est effectivement facile de dire et faire croire que le « centre d’examen » de Marquise est inapproprié voire insalubre. Puisque ce sont ces raisons avancées qui motivent sa fermeture, pourquoi ne ferme-t-on pas le centre de Calais en période de vacances scolaires ? Est-ce une application à géométrie variable ? Une exception à la règle ? Il s’agit bien là d’une nouvelle inégalité de traitement entre la ville et la ruralité. Alors que plusieurs points de départ alternatifs tels que le forum des Associations, la maison citoyenne à Marquise, mais aussi le hall d'accueil de la CCdes2caps ou Capland existent et peuvent accueillir du public avec un minimum de confort digne de ce nom et faire fonction de centre d’examen, il semblerait que jamais de démarches n’aient été faites auprès de la municipalité, ni même de la CC des 2 Caps… il s’agit bien d’un faux problème, mais d’un vrai prétexte. Lors de l’audience du 13/09/2018, Monsieur le Sous-préfet a reconnu que l’argument selon lequel le manque de commodités et d’abri ne tenait pas, mais qu’en cas d’agression les IPCSR devaient avoir un endroit ou se retrancher et que les syndicats des inspecteurs étaient puissants pour faire respecter cette obligation. N’est-ce pas instrumentaliser les syndicats d’IPCSR ? En effet, pourquoi cette toute puissant mise en avant comme pour se dédouaner ne s’applique-t-elle pas à Calais ni à certains autres centres, visiblement ? Les questions sont purement rhétoriques, il ne s’agit là encore que de balivernes, depuis le 26 avril 2013,[3] les résultats d’examen sont différés ce qui limite très significativement les risques d’agressions physiques, notamment à Marquise qui en 48 ans n’a jamais été impliqué dans une agression physique d’IPCSR. Par ailleurs, la voiture dont les portes peuvent se condamner en appuyant sur un bouton et dans laquelle les IPCSR sont assis, n’offre-t-elle pas cette garantie de sécurité ? D’autant qu’ils peuvent même la déplacer en cas de nécessité. Ce n’est pas le cas d’un local qu’ils mettront plus longtemps à ouvrir, puis refermer offrant à l’agresseur la possibilité de s’y introduise avec lui. Le local quant à lui ne pourra pas bouger pour s’éloigner du danger. ARGUMENT ECONOMIQUE Le motif abordé en « off », pas par écrit, qui vise le coût de déplacement des Inspecteurs des Permis de Conduire et de la Sécurité Routière [IPCSR] serait un des facteurs déterminants à cette décision, n’est que prétexte. En effet, les coûts existent surtout parce qu’il n’y a aucun inspecteur nommé à Marquise, ce sont tantôt des IPCSR de Boulogne ou de Calais qui viennent examiner les candidats. Or, si le point de résidence administrative de certains IPCSR était clairement Marquise, aucun frais de déplacement ou prime de panier ne seraient dus. Si l'indemnité kilométrique et le panier d'un IPCSR est de 25€/jour, à raison de 3 examens par mois, cela représente 75€ par mois. Quelle économie substantielle ! De plus, par le passé, lorsqu’il s’est agit de replacer du personnel, parfois, simultanément, le même jour, un IPCSR de Calais fut dépêché à Boulogne et un autre de Boulogne le fut à Calais. Les frais de déplacement n’aurait-il pas pu être évités ? Alors certes, c’est dans l’air du temps, en tant que citoyens responsables nous pouvons le concevoir, il y a des économies à réaliser, mais pas au détriment du service public en zone rurale et s’il fallait proposer des alternatives, il y aurait très vite de bien plus grosses charges dont pourraient se passer les contribuables telles que des équipements ou le fonctionnement de structures parfois inutiles et souvent déficitaires, ou encore d’autres projets inavouables ! L’adage populaire dit : « déshabiller Paul pour rhabiller Jacques ». Lors de l’entretien du 13/09/2018 avec Monsieur le Sous-préfet, il a été avancé que les IPCSR étaient payés durant le temps de déplacement de leur lieu de résidence administrative au centre d’examen de Marquise. Lors de cette même réunion, Monsieur le Sous-préfet a évalué (sous-évalué) le temps de trajet Marquise – Boulogne avec un élève à 15 minutes. Par conséquent, ce qui doit être vrai pour un élève doit l’être également pour un IPCSR qui, cependant, peut, quant à lui, rouler jusqu’à 130km/h sur l’A16 alors que les élèves conducteurs ne peuvent excéder la vitesse de 110 km/h. Ainsi, il faut 4 examens dans le mois pour que 2 heures de déplacement leur soient payées. Cela ne semble pas représenter une somme qui mettrait le budget de l’État dans une situation critique. Mais, encore une fois, nous pouvons nous tromper.                                                                                A contre sens de la réforme de 2010 et du constat actuel[4] La réforme du permis de conduire initié en 2010 parce que le permis était jugé trop long, trop dur, trop cher,[5] pointait du doigt le coût à supporter pour les plus démunis en cas d’échec. Or, augmenter la probabilité d’échec en ajoutant du stress aux candidats désavantagés par la méconnaissance du territoire sur lequel ils seront évalués nous parait une atteinte à l’égalité des chances. En effet, un double paradoxe va troquer l’évaluation puisque lorsque l’on ne connait pas les lieux, on roule moins vite, on peut être surpris par l’implantation d’équipement ou signalisation par méconnaissance des lieux. Cependant, on demande aux candidats d’être dynamiques de rouler aux vitesses maximales autorisées autant que faire se peut. Si bien que pour cette raison tout à fait légitime le candidat fait parfois preuve d’une compétence importante (connaissance de soi et adaptation à la situation) en faisant preuve de prudence qui sera pourtant régulièrement prise pour de l’hésitation, manque de rythme ou de prise d’information ou d’insuffisances quelconques… Ou s’exécute, et roule comme en terrain connu car on le lui a expressément de demandé lors des consignes avant examen. Et probablement par peur d’être pénalisé, le candidat se soumet à l’autorité que représente l’IPSCR (Cf. Stanley Milgram 1974) et roule plus vite qu’il n’est capable de le faire en raison de la méconnaissance du secteur d’évaluation. Il se peut aussi qu’il ne comprenne pas le paradoxe de ce qu’on lui demande (rouler normalement [oui, mais c’est quoi la normalité ? C’est assez subjectif], alors qu’il est novice [le candidat ne pas rouler comme vous et moi]). L’épreuve pratique du permis de conduire comprend environ 5 minutes de conduite autonome ce qui représente en agglomération à 50 km/h environ 1 petit kilomètre. Comment un candidat peut-il être réellement autonome dans sa conduite alors qu’il ne connait pas l’endroit où il se trouve ? (L'autonomie ne se résume pas à lire des panneaux de signalisation pour se diriger, ça c'est de la prise d'information) Et tout le monde n’a pas le sens de l’orientation. De surcroît, le candidat qui mobilise ses facultés mentales pour essayer de retrouver son chemin ne peut pas être aussi performent que celui qui connait bien le centre d’examen pour y avoir réalisé l’intégralité de sa formation, mais aussi parce qu’il réside à proximité et circule dans l’agglomération à cyclo, vélo ou avec les parents. Bien que souvent discutés, il ya quelques années, ces arguments trouvent un étayage scientifique grâce aux progrès de la recherche en neurosciences affectives et sociales qui valident notre argumentaire concernant le lien de causalité : augmentation du stress / augmentation du risque d’échec, qui par voie de conséquence va allonger, pour les moins chanceux, la durée pour l’obtention du précieux titre et de son coût. Ainsi, à l’audience du 13/09/2018, il a été demandé si les IPCSR tiendraient compte de la variable méconnaissance des lieux et stress qui en découle dans leur évaluation des candidats. La réponse de Monsieur le délégué a été négative. Par ailleurs, lors de cette même réunion, l’argument avancé par les services de l’état selon lequel le centre d’examen de Marquise doit fermer car il favoriserait les candidats tant semble il y est facile d’avoir son permis conduit à poser les questions suivantes : Si cela est vrai, pourquoi toutes les auto-écoles de Marquise n’ont pas 100% de réussite à l’examen ? Or, il n’en est rien, cela a été explicité plus avant. Cependant, dès lors que l’on explique aux auto-écoles que leur centre d’examen fermera pour cette raison, c’est aussi renvoyer le message que l’examen « B » sera plus difficile pour leurs élèves. Par conséquent, à l’encontre de ce pourquoi la réforme du permis de 2010 a été mise en place. In fine le permis sera plus dur, plus cher et plus long. Point de Vue pédagogique et didactique Les enseignants mettent en place des situations pédagogiques pour travailler l’acquisition et/ou le renforcement d’une compétence, s’il est plutôt vrai qu’une « priorité à droite » à Marseille et à Lille se travaille de manière similaire, il est quand même nécessaire de familiariser le candidat avec l’environnement inconnu du centre d’examen. Pour les auto-écoles de Marquise, il sera impératif de venir travailler à Boulogne avec leurs élèves. Or, à 8h, 11h30 du matin aussi à 13h30, 17h et 18h à la sortie des cours la circulation est très ralentie aux portes de Boulogne. Comment dans ces conditions, venant de Marquise, est-il possible de travailler selon les besoins spécifiques propres à chaque apprenant et les faire se repérer dans une ville qu’ils ne connaissent pas à moindre coût ? S’il faut 30 heures en moyenne pour amener un candidat en formation traditionnelle[6] au niveau suffisant pour le présenter à l’examen pratique du permis « B » et que le trajet lui fait perdre environ 15 minutes, ce sont 25 % du temps de formation nécessaire qui lui manqueront à la fin des 30 heures. Il ne sera pas prêt et devra prendre environ 8 leçons supplémentaires à  40€, soient 320 euros de plus à débourser. Ainsi, sauf à dégrader la qualité de la formation et pour gagner du temps aller faire du bachotage pour mieux connaitre les fameux « parcours d’examen », non plus pour apprendre à conduire, mais pour apprendre à passer l'examen ([ce qui est fondamentalement différent d'un point de vue didactique et pédagogique] Dutriaux 2008), la seule alternative sera une augmentation plus ou moins significative du volume d'heures nécessaires à une formation complète puisque dans le premier cas, une partie du temps sera consacrée au déplacement sur vers le centre d'affectation (Dutriaux 2009). Même si en bonimenteur de foire on pourrait essayer de vendre l’idée que faire Marquise - Boulogne sur le même trajet plusieurs fois d’affilée est une bonne chose. Il ne s’agit pas ici de pédagogie théorique, mais rationalisation du temps de formation afin de ne pas léser les élèves en gaspillant le temps de leçon en roulage inutile et polluant. Il a été avancé lors de l’audience du 13/09/2018 que les auto-écoles devaient s’organiser et s’adapter par exemple faisant de leçon de deux heures. Les grands principes de la psychopédagogie seraient-ils aussi à géométrie variable lorsque cela arrange l’administration ? Deux heures de leçon dans un endroit qu’on ne connait pas ou pas bien, pour apprendre à se repérer et simultanément faire de nouveaux apprentissages ou en corriger d’autres va inexorablement conduire à un état de surcharge cognitive[7] ou de surcharge informationnelle[8]. D’ailleurs, un salarié est intervenu à l’énoncé de cette organisation par deux et a expliqué le constat empirique suivant : généralement lorsque des apprenants ont deux heures de leçon en suivant, la première heure de travail se passe bien et la deuxième heure, c’est très souvent « catastrophique », l’apprenant fait maladresse sur maladresse. Cette situation a bien souvent pour effet de placer l’élève en difficulté, en situation d’échec et d’entamer sa confiance en lui et le stresser. Impact psycho physiologique (sur les candidats) D’un point de vue physiologique, l’hippocampe est au cœur de tout apprentissage. Les 4 chercheurs (Bruce Mc Ewen, Joan Luby, Mickael Meaney, Martin Teicher) disent que le stress est fragilisant pour l’hippocampe, affaiblit la mémoire et perturbe les apprentissages. Cela peut expliquer pourquoi lorsqu’un IPCSR fait une remarque lors d’un examen, le candidat (en stress), ne corrige pas lorsque la situation similaire se représente. Bruce Mac Ewen montre que le cortisol (molécule de stress) qui se déverse en trop grande quantité agresse les neurones de l’hippocampe, (à long terme) freine leur multiplication, diminue leur nombre, peut les détruire ce qui a des conséquences désastreuses sur les apprentissages et la mémoire. Ainsi, la peur empêche de penser et d’apprendre. Le cortisol active l’amygdale, centre de la peur, altère l’hippocampe. L’esprit est paralysé par la peur. La personne n’est plus capable d’écouter, ni d’apprendre, ce qui vient confirmer les propos avancés supra. Selon Bangasser (2010), lorsqu’il y a du stress, les circuits pour penser, apprendre, réfléchir, mémoriser sont perturbés voire inhibés. Quand le stress est intense, il entraine une dépossession des facultés intellectuelles, penser clairement n’est plus possible, puisque c’est le cerveau archaïque qui est sollicité ce que nous allons expliquer brièvement infra. On sait aujourd’hui que le système sympathique est activateur. Il prépare l’activation intellectuelle et / ou physique grâce à l’adrénaline et la noradrénaline. Toutefois, en quantité trop importante, elles activent le cerveau archaïque pour lutter, fuir, inhiber. Donc, tant que l’affect est prédominant à cause du stress, les capacités de réflexion sont quasi inexistantes (ce que savent d’ailleurs tous les négociateurs du RAID ou du GIGN par exemple). Une remarque faite lors de l’audience du 13/09/2018 a particulièrement marqué mon attention. En effet, quelqu’un a dit : « il faut apprendre aux élèves à gérer leur stress ». On gère un compte bancaire, des ressources humaines, un stock, mais certainement pas le stress. Alors, dire que si les élèves stress à l’examen, c’est qu’ils sont mal préparés, c’est dire à demi-mots que les enseignants de la conduite et de la sécurité routière ne font pas bien leur travail. C’est plutôt, enfoncer le clou des idées préconçues puisqu’il a été clairement dit : « si vos élèves stressent à l’examen, c’est qu’ils sont mal préparés » (remarque déjà évoqué plus avant, P2). C’est particulièrement choquant que qu’une personne puisse, sur de simples convictions et ou représentations, nier les résultats de travaux d’éminents chercheurs reconnus internationalement. Il est très important de souligner au passage que les enseignants de la conduite et de la sécurité routière ne sont ni sophrologues, ni profs de yoga, ni psy et encore moins magiciens. En effet, les émotions qui sont une réaction à un stimulus affectif, environnemental ou psychologique qui les submergent pour des raisons d’origines diverses au moment de l’examen vont générer la production de molécules de stress. Les enseignants n’ont, par conséquent, aucun contrôle sur la quantité de ces molécules qui va se déverser dans l’organisme du sujet ni sur les effets produits. De surcroît, lorsque l’examen est commencé, l’enseignant qui doit rester neutre ne peut pas intervenir en cas d’activation du cerveau archaïque par les hormones de stress. Le fait de passer un examen aussi important que le permis de conduire dont les conséquences en cas d’échec sont désastreuses (surcoût, mobilité autonomie limités, insertion professionnelle retardée) pour des jeunes dont le CSP des parents n’est pas parmi les plus favorisés est un réel facteur de stress, parce qu’ils ont conscience qu’en cas d’échec ce sera dur voire très dur de prendre des leçons supplémentaires. IMPACT ECOLOGIQUE[9] Un paradoxe… La priorité que les gouvernements successifs ont donnée à l’écologie a conduit à ce que les transports soient réduits en Secrétariat d’État dans un ministère de l’écologie et aujourd’hui de la transition énergétique. Cette administration qui pour limiter le réchauffement climatique (Cf. COP21) incite au covoiturage, l’auto partage, au changement de véhicule pour un plus propre moyennant des primes qui au demeurant ne bénéficient qu’à ceux qui ont suffisamment de moyens pour acheter une voiture neuve et/ou électrique (donc jamais aux plus démunis !), interdit la circulation des voitures dans certains centres-villes en fonction d’une vignette « crit’air » (payante)[10] et qui pénalise encore les moins fortunés, instaure des taxes, des malus écologiques, etc. car nous savons que les normes sanitaires fixées par la directive 2008/50/CE restent dépassées dans de très nombreuses agglomérations. Pourtant, cette administration de tutelle des auto-écoles semble trouver tout à fait conforme aux engagements de l’État et logique que plutôt que déplacer un IPCSR 1 fois pour la journée, il serait préférable de faire déplacer 17 candidats aller-retour (17 étant quotité maxi pour une journée d’examen en « B »). Ainsi multiplier par environ 17 l’impact environnemental ne serait plus un problème, lorsqu’il s’agit de faire économiser 3 francs, 6 sous (une molécule d’eau dans l’océan qu’est le budget de l’État). L’impact environnemental sera plus important puisque la pollution supplémentaire ne concernera pas que les périodes d’examen « B » mais aussi tous les déplacements rendus inévitables pour faire des leçons à Boulogne ce qui exposera encore plus la population aux émissions polluantes (et tant pis pour la santé des Boulonnais [selon l’expression consacrée : un peu plus ou un peu moins…]) pourtant dans le Plan national de Réduction des Émissions de Polluants Atmosphériques (PRÉPA) un des objectifs vise à diminuer le nombre de décès prématurés liés à une exposition chronique aux particules fines d’environ 11 200 cas/an à horizon 2030[11] (sans doute me fera-t-on remarquer que ce n’est écrit nulle part que cela concerne aussi Boulogne et ces habitants…). A cela s’ajoutent les questions de l’ETG qui traitent de « l’éco citoyenneté » réduire les émissions polluantes (préférer le vélo, le bus, le tram, connaitre les alternative telles que le covoiturage, l’auto partage, etc. Comment peut-on espérer que ces alternatives deviennent des réflexes citoyens quand l’administration elle-même fait le contraire quand cela l’arrange ? « L’exemplarité n’est pas un moyen de convaincre, c’est le seul ! » Gandhi. QUELQUES DONNEES UTILES Chaque année, environ 650 candidats sont concernés par l’épreuve pratique de la catégorie « B » du permis de conduire. Marquise / Rinxent comptent 6 établissements d’apprentissage de la conduite et de la sécurité routière (respectivement 5 et 1). Le chômage frappe 14.5% de la population du canton de marquise (Sources : Insee, RP2010 et RP2015 exploitations principales en géographie au 01/01/2017). En 2015, la tranche de population 0 à 14 ans représentait 20% du total de la population de la communauté de communes de la terre des 2 caps, soit 4418 individus (quasi autant masculins que féminins) (Sources : Insee, RP2010 (géographie au 01/01/2012) et RP2015 (géographie au 01/01/2017) exploitations principales). Ceux qui avaient 14 ans en 2015 ont 17 ans aujourd’hui et pourrait être concernés par l’examen du permis de conduire dans les 6 mois à venir. Sachant que l’on est désormais susceptible d’être concerné par l’apprentissage de la conduite dès 15 ans pour la « conduite accompagnée » (AAC), la tranche de 14,5 – 19 ans sera, très vite, la plus impactée par la suppression du centre d’examen de Marquise. En zone rurale, peu ou mal desservie pas les transports, il est difficile de faire preuve de flexibilité pour répondre aux critères d’employabilité dont un des principaux est d’avoir le permis de conduire. Lors de la réunion du 13/09/2018, j’ai noté que des idées préconçues existaient. En effet, des arguments visant à infirmer un réel surcoût de la formation à supporter par les familles étaient avancées avec en toile de fond la conviction que les candidats au permis de conduire du centre de Marquise étaient majoritairement en dispositif AAC (conduite accompagnée) ou CS (conduite supervisée), il n’en est rien.  80% des candidats sont en formation traditionnelle et sont moins bien expérimentés que ceux précédemment cités. Ces dispositifs étant bien moins accessibles aux plus démunis pour diverses raisons (économique, technique, etc.). Les candidats au permis sur le centre de Marquise viennent de plus de 26 communes autours et de la Communauté de Communes de la Terre des 2 Caps. Ils prennent leurs leçons en fonction de leur emploi du temps, des transports scolaires, etc. Leur formation n’est que très rarement linéaire. L’adaptation des auto-écoles de Marquise afin de garantir aux élèves un accès à la mobilité en allant les chercher sur leur lieu de résidence lorsqu’il n’ont aucun moyen de transport pour venir à l’auto-école pour prendre leurs leçons les amène à couvrir une superficie de 186 km2 (canton de Marquise). C’est sur ce territoire que doivent se déplacer les élèves ou les auto-écoles pour avoir ou donner accès à la formation. Ça, c’est une particularité territoriale en équilibre depuis 48 ans. Dans les grandes villes, il y a des transports en commun et des zones d’achalandage plus restreinte dans lesquelles sont implantées les auto-écoles, ce n’est pas le cas à Marquise. Ainsi, être implanté en zone urbaine en bas d’une barre d’immeuble d’un quartier où la concentration de population est de 5000 habitants/km2, n’est pas comparable à une implantation en zone rurale avec 120 habitants/km2. Prétendre que cela ne change rien serait purement de la mauvaise foi, car on peut déjà supputer que les charges en carburants et entretien du véhicules seront déjà plus importantes en zone rurale qu’en zone urbaine. Impact prévisisble sur le pouvoir d’achat des familles et sur les unités économiques La suppression du centre d’examen des permis de conduire de Marquise va impacter lourdement le budget des foyers, en premier lieu, par une augmentation prévisible du nombre d’heures pour préparer l’examen. Dans les grandes villes, les élèves sont souvent concentrés dans un secteur d’achalandage (la concentration de la population dans le canton de Marquise n’est pas la même à Boulogne intra muros [120 hab./km2 (381 hab./km2 Marquise) vs env. 5000 hab./km2)[12]. Comment nier le fait qu’aller chercher un élève en pleine campagne sans moyen locomotion pour l’emmener travailler à Boulogne puis revenir le reconduire pour prendre un autre élève ne va pas impacter le coût de la formation et fragiliser les structures ? En second lieu, par une augmentation prévisible du nombre d’échec en première présentation due à un stress plus important, le permis coûtera généralement plus cher aux familles et sera plus long à obtenir, s’agissant à 80% de formation traditionnelle, les probabilités d’échec à l’examen pratique sont plus importantes que pour ceux ayant suivi l’Apprentissage Anticipé de la Conduite (AAC). Cela va, aussi, fragiliser les entreprises par une augmentation significative des charges de carburant et d’entretien de véhicules. Venir à Boulogne plusieurs fois par jour en fonction des besoins des élèves ne se fera pas sans une augmentation importante des postes carburant, entretien (pneumatiques, freins, vidange) eu égard au kilométrage parcouru. Par ailleurs, les véhicules en location longue durée dépasseront le kilométrage fixé contractuellement par le bailleur. Les établissements seront tenus de payer des pénalités pour chaque kilomètre excédentaire. La différence tarifaire existante entre les établissements de Boulogne, Calais et Marquise (env. 4€ de l’heure) disparaitra pour absorber ces augmentations de charges et les établissements perdront de leur attractivité. L’emploi des salariés enseignants de la conduite, dont les structures seront fragilisées par un manque de compétitivité par rapport à celles implantées à proximité des grands centres d’examen (Boulogne ou Calais) sera menacé. A plus ou moins long terme, c’est condamner certaines structures à la fermeture. Un salarié travaillant depuis plus de 10 ans dans une des auto-écoles représentée à la réunion du 13/09/2018 à clairement annoncé son intention de démissionner s’il devait faire « taximan ». Les enseignants passionnés par leur travail et motivés ne courent pas les rues. Embaucher quelqu’un qui n’aura aucun scrupule à promener les élèves plutôt qu’à leur apprendre à devenir des conducteurs citoyens et responsables reste évidemment possible, mais cela n’a jamais été l’objectif de cet établissement à dimension humaine qui a 50 ans d’existence à Marquise et n’a pas proliféré en succursales. L’appât du gain ne l’a pas emporté sur la qualité des prestations. Impact sur l’emploi et l’attractivité du territoire Enfin, la perte de nos services publics va faire perdre de son attractivité à notre territoire ce qui ne sera pas sans conséquence sur la démographie, le tissu économique et l’emploi. En effet, en supprimant ce centre d’examen, c’est l’emploi qui est menacé, celui des salariés des auto-écoles, mais va aussi réduire l’attrait pour les communes (installations de nouvelles enseignes, nouveaux habitants) et favoriser fuite des jeunes vers les grandes villes. Ainsi, ce sont des emplois réels qui sont menacés par la destruction inévitable du tissu économique (fermeture de magasins ou services), mais également des emplois potentiels qui le seront aussi car cette régression sera un frein au développement économique de tout un territoire. Lors de la réunion du 13/09/2018, il a été clairement exprimé par deux établissements qu’ils envisageaient d’embaucher il y a encore quelques semaines, mais ce n’est plus d’actualité du fait d’une perte prévisible d’activité. Motivation de la fermeture du centre de Marquise a géométrie variable Il est difficile de lire sans réagir que la fermeture du centre d’examen de Marquise est liée au manque d’équipement toilettes zone d’attente, et local pour la sécurité des IPCSR, puis lorsque des alternatives convenables et équitables sont proposées, d’autres arguments fleurissent au grès des interlocuteurs qui interrogent cette décision. Lors de mon entretien avec Madame Brigitte Bourguignon, députée de la 6e circonscription du Pas-de-Calais, cette dernière relatait que l’un des griefs contre le centre d’examen était un manque de feux tricolores. Il n'y aurait donc pas assez de feux tricolores et pas assez de grands axes pour y évaluer les candidats au permis de conduire de la catégorie "B" selon la DDTM. Il me parait important de souligner que l'évaluation dure environ 30 minutes installation du candidat, vérification administratives et passation des consignes (attendus de l'évaluation) comprises.[13] Ainsi, durant le temps restant, l'IPCSR doit évaluer dynamiquement le candidat sur les différents types de route (agglo, hors agglo, voies rapides type 2X2 séparées par terre plein central ou autoroute) qu'il doit par ailleurs faire réaliser au candidat 1 manœuvres et une vérification intérieure ou extérieure du véhicule. Il y a donc peu d'intérêt pédagogique à devoir passer 3 ou 4 feux tricolores, sinon amputer le temps d'examen en attente aux dits feux. A cela, je voudrais ajouter qu'en sortant du centre d'examen de Boulogne, les feux les plus proches sont à Saint Jo (quartier dit du Moka en haut de la route de calais) et à Saint Martin près de au carrefour de l'église (route de St Omer). Les feux existants formant le croisement en haut de la rue de la Paix et l'avenue Charles de Gaulle et de l'avenue De Lattre de Tassigny et rue Framery sont clignotants. Enfin, une fois cette partie agglo réalisée, l'examen se poursuit généralement sur les autres types de conditions de circulation (hors agglo et autoroute A16). De plus, lorsqu'à Boulogne et Saint-Martin aux heures de pointe, par conséquent de 7h 50 à 8h30 du matin et 11h 30 à 12h (rien que le matin), les voitures n'avancent pas et que 10 minutes sont perdues en roulant au pas en se prenant 2 ou 3 fois les feux rouge, sont-ce de bonnes conditions d'évaluation ? Finalement, lors de l’audience du 13/09/2018, au surplus du manque d’intérêt pédagogique, nous apprenons que cette fois que Marquise sera fermé parce qu’il est le plus petit centre du Pas-de-Calais et parce qu’il y a une volonté de rationaliser, faire des économies… De surcroît, si les allégations visant à faire croire que le centre d’examen de Marquise est peu intéressant pour y pratiquer les évaluations en vu de l’obtention du  permis de conduire tant les situations de conduite que l’on y rencontre y sont dénuées d’intérêt pédagogique, alors il faut admettre qu’il sera impératif pour les auto-écoles de Marquise d’aller travailler à Boulogne pour y former correctement leurs candidats dans l’environnement qui présente un réel intérêt. Ainsi, il ne peut plus être nié le surcoût réel lié à l’augmentation prévisible du volume de formation. Il sera tout aussi difficile de nier l’impact néfaste sur les établissements qui perdront des apprenants notamment ceux scolarisés à Boulogne au profit d’établissement qui proposeront un enseignement sans perte de temps en trajet pour se rendre sur le lieu d’apprentissage.   CONCLUSION L’audience s’est déroulée dans le calme et le respect. Nos intentions n’ont jamais été de rentrer dans un bras de fer avec les services de l’État, mais d’être certains d’être écoutés et entendus. Aussi, nous n’avons pas cherché à cultiver l’art d’avoir toujours raison si bien expliqué par Arthur Schopenhauer, mais à exposer un certains nombre d’arguments objectifs et des faits empiriquement constatés. Alors, bien que Monsieur le Sous-préfet nous ait assuré de vous faire remonter de façon sincère nos arguments, et nous ne remettons pas en doute sa parole, nous avons tous un sentiment partagé que cette audience n’avait pour but que d’apaiser. Il ne s’agit bien entendu que d’un ressenti et espérons bien que nous faisons erreur. La fermeture du centre d’examen des permis de conduire de Marquise repose sur une vision trop étroite de la situation car elle est économique. La dimension systémique du problème que cause cette fermeture apparait dans notre argumentaire mais semble mise de coté tant que nos arguments n’ont pas d’écho. Le maintien du service public dans les zones rurales, notamment dans les centres bourgs n’est-il pas le gage de l’égalité de traitement entre les citoyens urbains et ruraux ? Déguiser la fermeture d’un service public sous de faux prétextes pour rationaliser et faire des économies est-il juste pour les habitants de ces territoires ? Notre territoire déjà fragilisés présente des particularités et ne doit pas être une variable d’ajustement. Le maintien du centre d’examen de Marquise est soutenu par de nombreux élus, 1036 signataires de la pétition en ligne, et une centaine de signataires sur papier (pour ceux qui n’ont pas internet) en un mois.[14] C’est pourquoi, Monsieur le Préfet, nous espérons que vous serez sensible à l’ensemble de nos arguments et verrez la nécessité de maintenir fonctionnel le centre d’examen des permis de conduire de Marquise dans l’intérêt de la population du canton de Marquise et son économie.   Dans l’attente de votre décision, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre très haute considération.                                                                Fabien Dutriaux [1] Chaque point peut-être développés de façon beaucoup plus approfondie étayés de nombreuses autres références scientifiques et statistiques. [2] https://www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPubliee.do?idDocument=JORFDOLE000029101338&type=general&legislature=14, consulté en 2015, puis le 08/08/2018. [3] Journal Officiel de la République Française n°0108 du 11 mai 2013, page 7922, texte n° 22. [4] https://auto.bfmtv.com/actualite/changements-en-vue-pour-le-permis-de-conduire-1522199.html [5] Lien utile consultés le 06/08/2018 : https://www.ladepeche.fr/article/2010/05/01/827806-reforme-permis-conduire-vigueur-toute-france.html http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&ved=2ahUKEwjkkcHi3bbdAhWuyoUKHZvODNUQFjABegQICRAC&url=http%3A%2F%2Fwww.securiteroutiere.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F1893%2F15257%2Fversion%2F3%2Ffile%2F03_05_10_DP_bilan_permis_cle5a1e2c.pdf&usg=AOvVaw0dQtk4VcJkV3JJ2uZunyug   [6] 80% sur le centre de Marquise [7] Bien que controversée récemment, la théorie de la charge cognitive n’est pas une supercherie. De Jong, T. (2010). Cognitive load theory, educational research and instructional design : some food for thought. Instructional science, vol. 38, p.105-134. [8] Henri Isaac et al (2007/3). Management et avenir, revue n°13, édition Management et Prospective. [9] En 2013, les experts du ministère de l'Environnement estimaient déjà que "la France respecte formellement ses engagements au titre du protocole de Kyoto, mais [qu']il s'agit d'un résultat en trompe l'œil". Ils déploraient alors que la France était sur un rythme de réduction de ses émissions de 2 ou 2,5 entre 1990 et 2050, plutôt que 4. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/emissions-co2-reduction-facteur-4-retard-france-28891.php4) consulté le 07/08/2018. http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20180305STO99003/reduction-des-emissions-de-co2-objectifs-et-actions-de-l-union-europeenne, consulté le 07/08/2018. Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance et à la directive 2016/2284. [10] https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Plan%20nat%20r%C3%A9duction%20polluants%20atmosph%C3%A9riques.pdf, page 3 [11] Ibidem, page 4. [12] Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-62160+REG-32+DEP-62+FRANCE-1 (Boulogne 2015) consulté le 09/08/2018. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-62560 (Marquise 2015) consulté le 09/08/2018. https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=EPCI-246200380 (Com Com terre des 2 Caps 2015) consulté le 09/08/2018. [13] Liens utiles : http://www.rhone.gouv.fr/content/download/4895/28815/file/guide_d_evaluation_B_B1_cle0e2e1f.pdf, consulté le 05/08/2018.    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000021901053, consulté le 05/08/2018.   [14] https://www.unepetition.fr/contre-la-fermeture-du-centre-d-examen-du-permis-de-marquise



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