Pour un accès libre à la gardiole


Destinataire : Parc national des calanques - office national des forêts


        

Certains espaces naturels ont été de tout temps des espaces partagés entre les propriétaires légitimes et les usagers de toujours, randonneurs, promeneurs, chasseurs, grimpeurs, apnéistes, ..., amoureux de la nature.

La tolérance des uns et le respect des autres contribuèrent au cours des siècles à la cohésion d’une société inégalitaire entre ceux qui possèdent et ceux qui n’ont, pour se détendre, que la jouissance d’une partie de la propriété des autres. Cet équilibre participe fortement de la préservation de ces espaces de toute dégradation, chacun se sentant quelque part responsable du milieu dont il bénéficie.

Nombre d’incendies par le passé, de dégradations naquirent d’un sentiment de frustration.

A notre époque où la facilité de l’interdit supplée à l’effort de pédagogie et d’encadrement, il est désespérant pour toutes les générations de constater que seule la première réponse est retenue pour résoudre une difficulté rencontrée.

La fermeture de l’accès à la Gardiole limitera fortement l’accès aux calanques et tout particulièrement aux familles, aux personnes dont la mobilité est difficile. Ne leur restera alors quels espaces sauvages à admirer, à contempler, dont ils se sentiront responsables ?

Lettre :

Messieurs,Certains espaces naturels ont été de tout temps des espaces partagés entre les propriétaires légitimes et les usagers de toujours, randonneurs, promeneurs, chasseurs, grimpeurs, apnéistes, ..., amoureux de la nature. La tolérance des uns et le respect des autres contribuèrent au cours des siècles à la cohésion d’une société inégalitaire entre ceux qui possèdent et ceux qui n’ont, pour se détendre, que la jouissance d’une partie de la propriété des autres. Cet équilibre participe fortement de la préservation de ces espaces de toute dégradation, chacun se sentant quelque part responsable du milieu dont il bénéficie. Nombre d’incendies par le passé, de dégradations naquirent d’un sentiment de frustration. A notre époque où la facilité de l’interdit supplée à l’effort de pédagogie et d’encadrement, il est désespérant pour toutes les générations de constater que seule la première réponse est retenue pour résoudre une difficulté rencontrée. La fermeture de l’accès à la Gardiole limitera fortement l’accès aux calanques et tout particulièrement aux familles, aux personnes dont la mobilité est difficile. Ne leur restera alors quels espaces sauvages à admirer, à contempler, dont ils se sentiront responsables ? Nous vous demandons expressément par ce courrier de revenir sur votre décision, de mettre tout en œuvre afin que le Parc National des Calanques demeure un patrimoine partagé pour les générations présentes comme pour les générations futures.  





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