libertés individuelles et espaces verts en période d'épidémie

libertés individuelles et espaces verts en période d'épidémie

Destinataire : destinataire : monsieur le président de la république, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les préfets de départements


        

Nous alertons les pouvoirs publics sur les risques que génèrent les arrêtés préfectoraux interdisant sur l’ensemble des départements l’accès aux parcs, promenades, berges de rivières et fleuves, lacs, plans d’eau artificiels et espaces forestiers relatifs à la lutte contre la propagation du virus covid-19.

Nous attirons votre attention sur le fait que cette interdiction d'accéder aux espaces verts est particulièrement ATTENTATOIRE AUX LIBERTES INDIVIDUELLES et que, bien que prise dans le cadre de mesures d'exception, elle porte en elle le terreau de conséquences graves pour le bien-être et le vivre ensemble de toute une nation.

Nous sommes sensibles au courage des soignants que nous soutenons en cette période difficile mais nous estimons dénué de bon sens le fait de fermer les parcs et forêts lorsque la nature nous offre la possibilité de renforcer nos défenses immunitaires, de nous défouler en cette période stressante qui augmente notre taux de cortisol. Des études ont montré que le bain de forêt comme le sport en plein air renforce les défenses immunitaires, permet au corps d'évacuer les toxines, baisse le taux de cortisol responsable du déséquilibre acido-basique créant un terrain propice au développement des symptômes de divers virus et infections.

Nous avons conscience que certaines personnes ne respectent pas les distances de sécurité et gestes barrières dans certains de ces lieux, mais les risques de propagation des virus sont les mêmes ailleurs voire encore plus importants en zone urbaine.

Nous alertons également les pouvoirs publics sur le risque de hausse des violences urbaines. Il est en effet fort probable que le fait pour les populations, confinées dans un espace réduit pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines, ne puissent évacuer leur stress par des balades et sport en plein air, augmente les cas d'agressivité, susceptibles de dégénérer en violences familiales, violences conjugales, dégradations des biens tant publics que privés voire émeutes.

Le confinement en milieu clos accentue également le déséquilibre entre les populations pauvres (famille serrée dans un petit appartement) et les familles riches (qui bénéficient d'une plus grande surface d'habitation et d'un jardin). Cela accentue également l'inégalité entre les territoires ruraux et urbains.

Cette interdiction ne trouve par ailleurs pas de cohérence avec les instructions ministérielles qui laissent la possibilité aux entreprises de faire travailler leurs salariés à plus de 100 dans le même atelier cf. communiqué du 20 mars 2020 cosigné par les ministères des finances, du travail, des solidarités et de la santé + Foire Aux Questions du 20 mars 2020 de la Direction Générale des Entreprises.

Nous demandons en conséquence aux pouvoirs publics de veiller à maintenir une cohésion sociale en redonnant l'accès des populations aux lieux dédiés aux espaces verts, surtout ceux dont la superficie garantit le respect de la distanciation sociale.





Fil d'actualité :

Publicité