STOPPONS les méga-bassines pour PARTAGER et PRESERVER l'EAU dans la Vallée de la Drôme!


Destinataire : Nous adressons ce plaidoyer aux politiques en charge de nos territoires: maires, députés, préfet, président de région, mais aussi au gouvernement


        

Le 8 décembre 2020, un Protocole « Retenues d’eau pour l’usage agricole »
a été signé par plusieurs instances (le Préfet de la Drôme, le Président du Conseil Régional, la Présidente du Conseil départemental, le Directeur de la délégation de Lyon
de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, le Directeur régional de l’Office Français de la Biodiversité, le Président de la Chambre d’Agriculture de la Drôme, le Président du Syndicat d’Irrigation Drômois, le Président de l’Association Drômoise des Agriculteurs en Réseaux d’Irrigation Individuels et le Président de la Fédération de la Drôme pour la Pêche et la protection du Milieu Aquatique).
D'après le communiqué de presse du prefet de la Drôme, "ce protocole, qui s’inscrit dans la déclinaison du protocole régional "100 retenues", permet d’avoir pour ces projets une politique coordonnée, cohérente et facilement lisible par tous".
Or c'est dans LA PLUS GRANDE DISCRETION qu'avancent les projets
d'AGRANDISSEMENT (de 40 000 à 100 000 m3) de la bassine de Choméane
situé sur la commune de DIVAJEU, mais aussi celui de création d'une
GIGANTESQUE BASSINE de 600 000 à 1 million de m3...

Ces ENORMES CRATERES PLASTIFIES de plusieurs hectares, sont le dernier
artifice de l’agro-industrie pour concilier raréfaction accrue de la ressource en eau
et maintien de l’irrigation intensive.

Parfois fort mal nommées "réserves collinéaires", ces retenues d'eau dont le
ministre de l’agriculture prétend qu’elles s’emplissent avec les « pluies diluviennes
» de l’hiver s'emplissent aussi et surtout en POMPANT DANS LES NAPPES
PHREATIQUES.
Elles sont donc pour une grande part responsables de la crise
de l'eau que nous vivons depuis plusieurs semaines dans notre vallée.

De plus, du fait de l'EVAPORATION LIEE A LEUR GRANDE SURFACE, ces
retenues d'eau ne sont absolument pas efficaces et aggravent la situation de
crise ! En Espagne, où de nombreuses retenues ont été construites, toutes les
études montrent qu’en définitive, les barrages AGGRAVENT LA SECHERESSE,
en favorisant l’évaporation, et parce qu’ils entretiennent l’idée qu’on est dans un
système où l’eau est abondante. Résultat, cela ne pousse pas les agriculteurs à
une utilisation rationnelle, économe de la ressource. Or, un réseauhydrographique qui s’assèche, c’est tout un écosystème, puis tout un climat local qui s’en retrouvent modifiés. C’est un début de DESERTIFICATION en quelque sorte.

Enfin, CES BASSINES NE PROFITENT QU'A UNE PETITE MINORITE
D'IRRIGAN.T.ES
qui vont continuer à s’agrandir pendant que leur voisin·e·s
disparaîtront. Elles ne visent qu’à maintenir en sursis face au changement
climatique un type de productions intrinsèquement dépendantes des intrants
chimiques, qui stérilisent les sols, font disparaître la faune et la flore, polluent les
milieux aquatiques et l’eau du robinet, empoisonnent les humain·e·s à
commencer par les riverain·e·s et les agriculteurs eux-mêmes. Elles sont le
symbole d’un modèle néfaste aux paysan·ne·s et à nos territoires, qui refuse de
se réinventer et de s’attaquer aux racines du problème: l’agriculture
productiviste. Nous ne pouvons plus passer à côté d'une TRANSITION
AGRICOLE PROFONDE
qui permette aux paysan·ne·s, pris·es au piège d’un
dogme sans avenir, d'adapter leurs pratiques aux ressources disponibles et non
l'inverse, tout en tirant un revenu digne de leur activité. L'irrigation, mesurée,
doit être réservée pour des PRODUCTIONS ALIMENTAIRES DIVERSIFIEES,
RELOCALISEES ET DENSES EN EMPLOIS.
Tout l'inverse d'une irrigation
essentiellement dédiée à la culture massive du maïs destiné à l'élevage
hors-sol, à l'export ou à la méthanisation.

La LUTTE POUR LE PARTAGE DE L'EAU est une question vitale. L'eau est
nécessaire à l'agriculture mais aussi à toute forme de vie sur terre. Elle est la
sève de toutes nos existences. A ce stade de dégradation de la biodiversité, elle
doit retrouver le statut de commun par excellence, que nul ne devrait pouvoir privatiser !

Nous adressons ce plaidoyer aux politiques en charge de nos territoires: maires,
députés, préfet, président de région, mais aussi au gouvernement (qui, derrière
ses prétentions écologiquement vertueuses, finance en grande partie ces bassines)
afin de STOPPER IMMEDIATEMENT CES PROJETS ECOCIDAIRES !

Nous, citoyens de la vallée de la Drôme, affirmons ici que CE COMBAT NOUS
CONCERNE TOUTES ET TOUS
, partout où nous sommes.

NO BASSARAN !



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