Non au rejet des eaux pluviales urbaines en mer... oui pour des alternatives écologiques et durables

Non au rejet des eaux pluviales urbaines en mer... oui pour des alternatives écologiques et durables

Destinataire : Grand public


        

L’Association des Amis de la Forêt et du Littoral de Harhoura (AAFLH), rappelle et souligne à nouveau avec vigueur, le caractère sensible et fragile du littoral et du milieu marin.

Partant du rôle qui lui échoit en tant qu’acteur du développement dans le cadre de l’esprit de consultation et de participation de la société civile à la prise de décision,  instauré par les dispositions de la Constitution de 2011 (art.12 : ‘’les associations de la société civile et les organisations non gouvernementales contribuent à l’élaboration des décisions et des projets auprès des instances élues et des autorités’’)  (art.139 : Les conseils régionaux ainsi que les collectivités territoriales adoptent des dispositifs participatifs visant le dialogue et la consultation afin de faciliter la contribution des citoyens et des associations dans l’élaboration et l’évaluation des programmes de développement),

l’AAFLH  se réfère aux :

-          Dispositions de loi 81-12 relative au littoral, interdisant tout rejet polluant vers le littoral (art.37-42) ;

-          Dispositions de loi 99-12 portant charte nationale de l'environnement et du développement durable, encourageant la participation des associations de la société civile au processus de protection de l'environnement;

-          Dispositions de la loi 12-03 relative aux Etudes d’Impact sur l’Environnement,  imposant l’acceptabilité environnementale pour les projets soumis à l’EIE (art 7) ;

-          Engagements internationaux auxquels le Maroc a souscrit, notamment, les Objectifs du Développement Durable de l’ONU, invitant la communauté internationale à œuvrer vers des villes durables et inclusives (ODD 11) et à conserver durablement les océans, les mers et les ressources marines (ODD 16) ;

Pour s’opposer à tout projet de rejet en mer des eaux pluviales et ce pour les principales considérations suivantes :

-          Les eaux pluviales sont charriées de l’amont  vers l’aval et sont contaminées au long de leur ruissellement par les nombreuses substances polluantes et dangereuses pour la santé humaine et pour la faune marine (hydrocarbures, métaux lourds, détergents, PCBs et autres substances) ;

-           Il est paradoxal dans un contexte de rareté de l’eau et de vagues de sécheresse répétées, de s’offrir le luxe de procéder à une dilapidation inexcusable des eaux;

-           Il est inconcevable d’opter pour la solution simple de rejet en mer des eaux pluviales pour des raisons de gestion de moindre coût, alors qu’il existe d’autres alternatives  viables et durables sur le plan écologique, dont l’effet positif sur la sauvegarde du littoral et du milieu marin de la région est inestimable (aménagement de bassin de rétention, de stockage et la réalisation de lagunes à double dimension touristique et paysagère).

Association des Amis de la Forêt et du Littoral de Harhoura





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