NON à la reconduite des Championnats de France individuel et par équipes sur deux jours

NON à la reconduite des Championnats de France individuel et par équipes sur deux jours

Destinataire : Joueur, arbitre, supporter, famille, bénévole, ...


        

Madame, Monsieur,


Dans la dernière lettre des quilles en date du 27 septembre 2021, il est évoqué la possibilité de prolonger en 2022 ce qui ne devait être qu’une exception dans une période inédite : l’organisation des championnats de France individuels et par équipes sur deux jours.

 

Les arguments avancés pour justifier ce nouveau format en 2021 ont été compris par tous au vu des circonstances que nous connaissions et que nous vivions alors. Mais nous ne pouvons partager l’idée de le reconduire en 2022 pour de nombreuses raisons. La cuvée de l’an passé n’a pleinement satisfait ni les joueurs, ni les arbitres.

 

L’ambiance tout d’abord. Si différente des autres années où l’effervescence de la journée du dimanche était unique, euphorisante et contribuait à maintenir la motivation des joueurs lors des manches qualificatives froides et pluvieuses d’hiver. Cette année, les supporteurs avaient déserté les allées le samedi et seule une petite centaine de personnes étaient présentes au podium à 23 heures pour applaudir les vainqueurs. Au risque de nous répéter, si la volonté de réduire la jauge des participants était pleinement compréhensible en 2021, elle ne l’est plus en 2022 à l’heure où la vie reprend partout des airs légers. La buvette a également vite fermé le samedi soir, probablement en raison de sa réouverture tôt le lendemain matin, laissant à peine le temps aux primés de boire leur victoire. Et nous le savons tous, les quilles, c’est avant tout un moment de partage, de copains et de plaisir.  

 

L’organisation personnelle pour les joueurs et les arbitres ensuite. Elle en devient extrêmement complexe pour les familles de quilleurs et engendre des frais supplémentaires avec, par exemple, la réservation d’une nuit d’hôtel la nuit du samedi au dimanche pour ceux qui viennent de l’autre côté du département et dont une partie des membres joue jusque tard le samedi soir et l’autre partie tôt le dimanche matin. Nombre de joueurs ont également dû poser un jour de congé pour se libérer de leurs contraintes professionnelles le samedi et les joueurs venus de loin, voire de très loin, ont pris la route dans la nuit du vendredi pour être sur les terrains à 16h.

 

Les détails pratiques pour les clubs organisateurs enfin. Les bénévoles se heurtent aux mêmes contraintes d’agenda que les joueurs. Ils n’ont pas nécessairement la possibilité de se libérer les deux jours impliquant d’en mobiliser un plus grand nombre. Aussi, les clubs qui souhaitent organiser les championnats de France individuels devront respecter une nouvelle règle, celle de disposer d’éclairage public. Nouvelle règle qui risque d’être un frein pour le dépôt de candidatures, pourtant déjà peu nombreuses.

 

Pour finir, faire jouer les France sur deux jours marque un véritable recul inégalitaire entre les féminines et les hommes excellences l’année où pourtant, et pour la première fois, ils joueront sur un même terrain, aux mêmes horaires, lors des manches qualificatives. Les excellences, hommes et femmes, ne doivent souffrir d’une quelconque différence. Leurs parcours sportifs étant tout aussi remarquables.

 

Ainsi, une dernière idée en passant, si la décision de jouer les France sur deux jours était maintenue, pourquoi ne pas inverser les positions et faire jouer les hommes le samedi et les féminines, jeunes et vétérans le dimanche ? 





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