Réclamation - Retour à une semaine de 5 jours travaillés


Destinataire : Iseadd


        

Bonjour à tous et à toutes,


Le but de cette pétition est de récolter des signatures supplémentaires à la lettre de réclamation qui a été envoyée 01/06 à l'ISEADD et plus particulièrement à Mr KRAFFT.

Nous étions alors 41 signataires.



Ce que nous souhaitons faire lundi prochain (lundi 15/06) :

- renvoi de la même lettre de réclamation (ci dessous), avec le nombre actualisé de signataires et complétée des signatures supplémentaires

- à destination de Mr KRAFFT (dont nous n'avons pas l'adresse...), adresse Réclamation & Etudes, Mme PAGNIER CADIEU, Mr LORACH et tout autre professeur dont nous aurons l'adresse (LORACH, GAILLOU, KERVANOEL...)

- accompagnée d'un mail leur disant que :

-> nous attendons toujours un retour de leur part

-> plus d'étudiants ce sont joints à nous

-> sans retour de leur part nous mettrons des syndicats étudiants voire la presse dans la boucle



Si vous souhaitez participer à cette action, vous n'avez qu'à signer avant Dimanche 14 23h59, la pétition.

Nous nous chargerons de mettre vos noms dans la lettre.


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Monsieur le Directeur,


Nous vous adressons ce courrier par une action conjointe de 41 étudiants en Mastère 2 de l’ISEADD pour vous exprimer une insatisfaction largement partagée face au calendrier des semaines à venir. Cela concerne particulièrement le fait de nous imposer 6 à 7 semaines de 6 jours. Nous ne sommes pas de simples travailleurs mais des étudiants en alternance. Nous sommes déjà très sollicités par les cours densifiés en visio, nos missions en entreprise, les nombreux dossiers et examens à préparer ainsi que nos recherches d’emplois.


Nous comprenons que nous sommes dans une situation exceptionnelle. Cependant, nous ne pouvons que comparer cette organisation avec celle d’autres écoles qui ont mis en place très tôt des solutions alternatives, de sorte que leurs étudiants puissent continuer à étudier dans des conditions convenables. Nous estimons que le contexte actuel, bien qu’il soit difficile, ne justifie pas les conditions décidées, car ces décisions ont été prises au détriment des étudiants. Ces conditions sont d'autant plus difficiles à accepter que ce n'est pas la première fois que les étudiants se sentent lésés et que l'école érode la confiance que ces derniers lui ont accordée en s'inscrivant à l'ISEADD.


Nous nous alarmons des conséquences que ce rythme intenable aura.

Il va impacter la qualité de notre apprentissage. L’accumulation des journées denses de cours sur Teams et des semaines imposées de 6 jours sur 7 sur les mois de juin, juillet et septembre ne nous permet pas d’assimiler correctement les cours suivis. Avec ce rythme intense, nous ne disposons pas d’assez de temps personnel pour pouvoir réviser, ou tout simplement pour nous reposer. L’apprentissage se fait de façon machinale et sur du court terme, au vu des nombreuses matières à réviser de manière condensée. Cette cadence a une forte incidence sur la qualité de notre formation et donc sur notre vie professionnelle future. Elle provoque également un déséquilibre considérable sur notre vie personnelle.

La fatigue accumulée risque d’avoir une incidence sur l’entreprise dans laquelle nous travaillons. La qualité de notre travail et notre humeur générale s’en ressentiront. Cela pourrait ternir l’image de l’école et entraver la reprise de futurs stagiaires et alternants.


S’il est évident qu’il est éthiquement discutable de travailler à ce rythme, est-il légalement possible de travailler plus de 35h hebdomadaire au vu de nos contrats ?

 

Nous avons par ailleurs reçu le 29 avril dernier, un calendrier des examens et travaux professionnels pour les MMs 212. Dans ce dernier, il est indiqué que nous aurons, en plus de nos rendus et oraux de mémoire et de bilan de stage, de notre Grand Oral de Management qui nécessite d’importantes révisions de différentes matières, et de nos écrits du 4ème trimestre fin septembre ; deux semaines d’affilé de 6 jours sur 7 avec partiels les samedis. Cet emploi du temps nous paraît insoutenable aux vues de la quantité de travail demandée, ajoutée à celle que nous demande également nos entreprises, pour les étudiants étant en stage et en alternance. 


Un certain nombre d’entre nous se sent affecté par la manière dont la situation a été gérée et la manière dont ils sont reçus chaque fois que des problèmes d'organisation se présentent (perte de notes et de sujets d'examens, dédoublement de matières pour un même cursus, absence de communication dans des périodes critiques). Nous n'avons pas le sentiment que nos intérêts soient correctement considérés. Nous pensons par ailleurs que nous avons un intérêt mutuel à étudier dans de bonnes conditions. Il existe chez les étudiants le sentiment grandissant de n'être qu'une simple source de revenu, ce qui affecte grandement la qualité perçue de la formation. Nous souhaitons cependant rester dans une démarche positive et vous demandons d'ouvrir le dialogue. 


Il nous paraît d’autant plus important d’ouvrir ce dialogue que nous notons une incongruence entre ce que certains apprennent en cours (et les postes de RSE auxquels ils se destinent) et le manque de prise en compte des réels enjeux de l’école, dont l’image et l’attractivité font partie, vis-à-vis des étudiants, comme des recruteurs. Nous souhaitons proposer des améliorations non seulement dans l’intérêt des étudiants, et par extension/capillarité des entreprises, mais aussi dans celui de l’école qui pourrait coconstruire avec ses parties prenantes internes et externes des solutions équitables et source de satisfaction générale plutôt que d’entretenir un rapport de forces dommageable pour tous.

La gouvernance de l'école nous semble avoir la capacité de répondre à ces principes de responsabilité, garants de durabilité et de qualité dans l’intérêt collectif. Cette crise est une opportunité pour envisager de nouveaux fonctionnements, et l’école a d’ailleurs gagné en digitalisation pour permettre la poursuite des cours en toute sécurité pour tous.


Nous avons bien conscience que la situation est compliquée pour vous également. C’est pourquoi, nous souhaitons trouver un compromis et vous proposer des solutions.

Au vu de la situation exceptionnelle, nous suggérons plusieurs options :


  • Changer le mode d’évaluation des examens en ne passant non plus des partiels mais des travaux/projets potentiellement transdisciplinaires. Cela nous laisserait le temps d’assimiler réellement les cours tout en conservant un emploi du temps raisonnable et en ayant une approche plus professionnelle qui plus est.  

  • Faire des “rattrapages” des cours/partiels sur des journées entreprise comme vous l’avez déjà fait. Certes, l’entreprise aurait moins de temps en présentiel mais elle aurait des collaborateurs plus reposés et opérationnels. 


Nous souhaitons vivement pouvoir trouver, ensemble, une solution et espérons avoir un retour de votre part courant de semaine prochaine sur les mesures qui pourraient être mises en place pour juin, juillet et septembre.


Nous vous remercions par avance et restons à votre disposition pour un échange plus approfondi et collaboratif. Nous vous prions de croire, Monsieur KRAFFT, en l’expression de nos sincères salutations.


Signataires de la présente lettre :

XXXXX

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