Examen Final de première année


Destinataire : Coordination et direction ipag


        

Nous vous adressons une lettre de contestation et de réclamation concernant la tenue des épreuves de fin d’année 2021.

 

En effet, la crise sanitaire a fortement impacté notre 1° année au sein de l’IPAG, aussi bien à Nice qu’à Paris.



Sortis du bac, nous avons appris seuls à travailler en visioconférence, sans contact direct avec les enseignants, à passer des épreuves en distanciel et à nous adapter aux difficultés d’organisation liées à ce mode d’enseignement.

 

Certains étudiants ont été malades, ce qui a généré des difficultés supplémentaires pour le suivi de la formation. D'autres ont subi un isolement invivable dans un petit appartement parisien. Et ceux qui ont eu la chance de retourner dans leur famille, ont subi une difficile cohabitation avec tous les membres du foyer, enfermés dans un seul et même espace. 

Notre année scolaire a été profondément désorganisée. Notre stage de vente a été avancé aux vacances de Noël, ce qui a eu pour conséquence d’annuler nos congés. Nous n’avons pu profiter de nos familles, particulièrement ceux dont les parents vivent en province. Nous avons enchaîné stage, cours, et épreuves avec seulement une semaine de « congés » en février (en réalité destinée aux rattrapages), pendant laquelle nous avons dû rédiger notre rapport de stage.



Les conséquences liées aux conditions de travail et à l’absence de vie sociale ne peuvent être ignorées. Nous n’avons pu nous rencontrer, nous nous connaissons peu, seulement par le biais de nos écrans. Nous n’avons pu profiter de cette vie étudiante que nous espérions tous.

Bien sûr, l’IPAG n’est pas responsable de cela, mais ne nous pouvons l’ignorer, car selon la pyramide de Maslow, cette vie sociale est indispensable à tous pour un bon équilibre.

 

Pour autant, malgré tout cela, nous avons maintenu nos efforts sérieusement, et ce depuis la rentrée. Les professeurs, pour qui les conditions étaient difficiles également, nous ont soutenus.

 

Mais aujourd’hui nous vous alertons, sur le fait que l’ensemble des étudiants témoigne d’une réelle fatigue et lassitude après une telle année.

Certains d’entre nous présentent un réel stress proche du burn-out, avec des crises d’angoisse, des consultations médicales, des troubles du sommeil. Certains doutent de leur avenir et remettent en question leur choix d’avoir intégré l’IPAG. Des élèves évoquent l’idée de se réorienter et recherchent d’autres formations.

 

Au niveau du programme, nous avons accumulé des lacunes en “Introduction aux statistiques “ et en “Conjoncture économique” notamment … au point que certains élèves se découragent et sont prêts à décrocher. D’autres ne tiennent que par le soutien de leur famille.

 De plus, nous voulons exprimer l’inquiétude de l’ensemble de la promotion ainsi que de nos parents par rapport à l’évolution du Covid-19 ainsi que de ses variants. Le risque d’une forte contagion au sein d’un même établissement doit être envisagé.

Aussi, nous vous demandons de prendre sérieusement en considération nos difficultés. Nous demandons l’annulation des épreuves en présentiel, pour les remplacer par une note de contrôle continu, ou à défaut par des épreuves en distanciel, comme cela est prévu dans d’autres écoles de Commerce : PSB, ISG, ESCP, EBS, …

 

 Notre proposition pose un cadre d’examen, ferme, indépendant de l’évolution de la pandémie.

Tout aussi important, sur un plan sanitaire, supprimer les épreuves en présentiel permettra de respecter les risques de contamination liés aux différents variants, dont l’Indien qui a une forte contagiosité et dont les vaccins sont inefficaces.

 De plus le variant sud-africain se diffuse très rapidement en Île-de-France. En effet selon la toute récente déclaration d'Olivier Veran, ministre de la Santé, ce 30 avril: "On ne constate depuis maintenant une grosse semaine une augmentation de la proportion du variant sud-africain, notamment en petite couronne parisienne, qui représentait 6 % des diagnostics et qui représente désormais 10 %"

Nous sommes inquiets et nos familles, dont certaines sont à risque, craignent des contaminations dues aux examens en présentiel sur 4 jours. En effet, personne ne peut aujourd’hui prévoir avec certitude l’évolution du niveau de contagiosité du virus sur le mois de mai alors même qu’un déconfinement progressif est prévu. C’est bien pour cette raison que les consignes nationales actuelles évoquent l’idée d’un autre confinement, si besoin, sur les zones à risques très élevés, notamment à Paris.



Nous espérons vivement que vous porterez une attention bienveillante à notre demande et que celle-ci sera retenue.

                                       

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos pensées respectueuses.

 


Le 2 mai 2021

L’ensemble des classes de première année 

 





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