Les 9 points de l'urgence sanitaire à Saint-Denis


Destinataire : Pouvoirs publics


        

Depuis le 30 mai, des habitant-e-s de Saint-Denis et de Plaine Commune, particulièrement touché-es par l'épidémie de Covid-19, des militant-e-s d'associations, de syndicats, et d'organisations politiques ont décidé de former le Collectif de Soutien aux Hospitalier-es. L'objectif est de soutenir les hospitaliers en lutte, et d'appuyer leurs revendications. Les difficultés des personnels hospitaliers ne datent pas d'hier. En effet, avant même l'épidémie, le manque de moyens, et l'épuisement étaient réels, en raison du sous-investissement imposé par les gouvernements successifs. Pourtant, la santé est notre bien le plus précieux. C'est aussi un droit, mais ce droit est en danger sur notre territoire.


VOILÀ POURQUOI NOUS EXIGEONS :


  1. 1. Suffisamment de lits pour être soignés correctement

  2. La surmortalité (172% à Saint-Denis) liée au Covid-19 a été terrifiante , l’afflux massif de patient-e-s dans des états graves a mis en lumière le manque structurel de lits à l'hôpital. En Seine St Denis, nous avons 42 lits d’hôpitaux pour 10 000 habitants contre 77 lits à Paris . Le 93 a deux fois moins de lits de réanimation que le 92, trois fois moins que Paris...
    Nous demandons l’ouverture immédiate de lits à la hauteur des besoins sanitaires et sociaux du département.
  3. On ne peut pas mettre 2 dionysien-es dans chaque lit d'hôpital !

  4. 2. Davantage de personnels soignants à Saint-Denis

  5. La qualité des soins dépend directement des effectifs médicaux (médecins) et para- médicaux (infirmière-es, brancardier-es, aides-soignant-es, et A.S.H.) disponibles. Plusieurs centaines de postes doivent être créés à Saint-Denis pour accueillir les malades dans de bonnes conditions.
  6. Un-e soignant-e ne peut pas faire le travail de 3 avec seulement 2 bras !

  7. 3. Revaloriser les métiers de l’hôpital pour les rendre plus attractifs

  8. Dans le secteur hospitalier, comme dans tous les secteurs, les femmes sont moins bien payées que les hommes. À l'hôpital, 91% des aides-soignant-es et 84% des infirmier-es sont des femmes. Égalité salariale entre les femmes et les hommes, 300 euros mensuels d'augmentation pour tout-es les soignant-es. 

  9. À pénibilité égale, salaire égal !

  10. 4. Le masque est indispensable pour protéger la population

  11. Le port généralisé du masque est le meilleur moyen de prévenir un retour de l'épidémie. Pourtant, pour une famille moyenne, cela représente un budget d'environ 200 euros par mois. Il est intolérable que des entrepreneurs, petits ou grands, profitent de la crise sanitaire. Réquisition des masques et distribution gratuite et généralisée.
  12. Pas de profit sur les masques, la santé n'est pas un business !

  13. 5. Principe de précaution = dépistage de la population

En matière de santé publique, le principe de précaution doit être scrupuleusement observé. Cela implique qu'en l'absence de vaccin, les tests doivent être accessibles et gratuits partout où ils peuvent Ils doivent être fabriqués pour notre santé, pas pour enrichir des laboratoires privés. Réquisition et mise à disposition des tests pour tout-e-s.

Sans tests, pas de reprise !


  1. 6. Des moyens pour protéger les ancien.nes

Faute de place, de nombreuses personnes âgées se sont vu refuser l'accès à un lit d'hôpital et en sont mortes. De plus, les EHPAD ont connu de graves pénuries d'équipements de protection sanitaire, ce qui a aggravé l'épidémie en favorisant la transmission du virus. Mise en place d'un plan de financement massif pour la dignité de nos anciens.

Taxons le capital, finançons le troisième âge !


  1. 7. Renforcer l’implantation de la médecine de ville

  2. Avec en moyenne 115 médecins généralistes pour 100 000 habitants (contre 153 en moyenne en France), la Seine-Saint-Denis est très mal dotée. Pire : en moyenne, sur la commune de Saint-Denis, ce chiffre tombe à 56 en moyenne pour 100 000 habitants ! Un tiers de la moyenne nationale ! Pourtant, la médecine de ville est un rouage indispensable de la mécanique sanitaire. Sans médecine de ville, l'hôpital est le seul recours de nombreux habitant-es, qui s'y présentent en dernier recours, avec parfois des pathologies détectées trop tard, ou des maladies chroniques mal suivies (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires). Développement de la médecine de ville par l'implantation de centres de santé à hauteur des besoins.
  3. En finir avec le désert médical, c'est vital !

  4. 8. Chacun-e doit avoir accès au Service Public de la santé

Sur notre territoire, vivent des milliers de personnes qui n'ont pas d'existence administrative : habitants de « squats », réfugié-es sur les campements, et personnes hébergées chez un tiers. Ces femmes, ces hommes et ces enfants n'ont pas accès au Service Public de la santé. Ils et elles doivent être mis à l'abri d'urgence, et une situation administrative leur donnant accès à la santé doit leur être offerte. Régularisation de tout-es les sans-papiers.

Accès À un logement digne pour tout-es


  1. 9. Gestion de l’hôpital sous le contrôle des hospitalier-e-s et des usager-e-s

Au plus fort de la crise du covid-19, les équipes sur le terrain ont su prendre leurs responsabilités et faire preuve d'initiatives pour s'adapter aux contraintes de l'épidémie mais aussi aux graves carences de l'Etat (manque de moyens de protection, sous-effectif structurel...) Sans cette gestion collective à la base, le bilan aurait été plus désastreux. Preuve à été faite que les hosptalièr-e-s sont les plus à mêmes de connaître les besoins des patient-es et définir ainsi les organisations de travail les plus satisfaisantes. C'est pourquoi nous revendiquons une gestion à la base, démocratique,par le personnel des services hospitaliers mais aussi avec les usager-e-s car la population a évidemment son mot à dire sur le fonctionnement de l'hôpital.



Nous sommes conscient-es et vigilant-es : répondre aux revendications des hospitaliers et assurer le fonctionnement du Service Public de la santé nécessite d'importants moyens financiers. Mais nous sommes aussi usager-es d'autres Services Publics (transports, éducation, culture, loisirs...). Il n'est pas question de justifier des politiques de suppressions d'emplois et de dégradation de ces services sous prétexte de moyens investis dans la santé. Nous refusons la mise en concurrence, et exigeons que l'argent public serve à faire fonctionner correctement TOUS les Services Publics.


Comité de soutien aux hospitalièr.e.s des hôpitaux Casanova - Delafontaine


soutenu par : Union Locale Sud-Solidaires, Collectif féministe Les Dionysiennes, Droit Au Logement (DAL), Ensemble Vivre et Travailler (EVT), Mouvement Contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Brigade de Solidarité Populaire (BSP), Ensemble, La France Insoumise (LFI), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Union Communiste Libertaire (UCL)

Lettre :

Merci d'avoir signé la pétition du Comité de soutien aux personnels hospitalier-es de Saint-Denis !Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/solidaritehopitalstdenis



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